J'ai testé pour vous...acheter des dollars US.

Publié le par Nelsy

Mon voyage à New-York arrivant tout doucement et le dollar remontant, lui, plutôt rapidement, j’ai décidé aujourd’hui de faire mon change pour le voyage sus mentionné… Je voyais les choses plutôt comme ça :

15h j’arrive à la Banque postale, je pose 300 euros sur le comptoir, la postière comme à son habitude me fait la gueule et me donne malgré tout mes 400 dollars US en échange.

15h10 je suis dans ma voiture prête à aller m’acheter mes guides touristiques…Que nenni ma petite Nelsy, je me suis bien fourvoyée sur ce coup là !

 

Les choses se sont donc plutôt passées comme ça :

15h départ pour La Banque postale.

 15h05 devant le distributeur je réalise que j’ai laissé ma carte bleue dans la poche arrière de jean slim Chef de ville que j’ai mis samedi soir en boite, lequel, il faut le dire, me fait des fesses d’enfer (si si c’était important de le souligner dans cet article !)  . Fin bon revenons à nos moutons avant que je vous parle de ce haut que j’avais mis avec et qui lui me fait une poitrine à étouffer un plongeur en apnée professionnel. Revenons au sujet,  je retourne donc chez moi chercher ma carte, toujours de bonne humeur bien sûr même si je me déteste …un peu.

15h10, je monte les escaliers en trombe…

15h12, (soit deux minutes pour monter et descendre 3 étages…on appréciera la performance !)je redémarre la voiture direction la Banque postale…à nouveau. 

15h20, je rentre dans le bureau de poste : 5 guichets, 2 ouverts, 32 personnes devant moi, jusque là tout est normal pour un bureau de poste un Mardi à 15h30. Ben oui, ils viennent juste d’ouvrir et ferme dans une heure…c’est le rush ! Un énorme doute envahie alors mon petit être tout entier, pourquoi il n’y aucune information concernant le change ? 32 personnes devant moi, soit environ 45 minutes d’attente et si ça se trouve pour rien ! Je prends alors mon courage à deux mains pour braver la foule de gens ayant pris un après midi de RTT juste pour ce rendre à la poste, ou encore cette vieille grand-mère qui envoie sont colissimo mensuel à Léonard son petit fils exilé à l’autre bout de la France pour cause d’études secondaires…Son sac un main me fait un peu peur mais je me lance, je double d’abord une personne puis deux, d’un pas lent…puis je sens les regards se diriger vers moi, je me sens presque honteuse, comme toute nue, mon pas s’accélère alors, j’arrive au guichet presque en courant, le rythme cardiaque accéléré et presque essoufflée crie haut et fort pour que tout le monde entende (surtout la vieille, je vois déjà ses mains crispées sur les hanses de son sac) : « C’EST JUSTE POUR UN RENSEIGNEMENT, VOUS FAITES DU CHANGE ? »…et là le climat s’apaise pour tout le monde, un soupir général retenti le long de la file d’attente, pas de scandale de la jeunesse aujourd’hui ! Sauf que voilà, la guichetière me répond : « Non, il faut aller au bureau du centre ville pour le change maintenant »…ouin ouin ouin…Pas de panique ma Néné, ton après midi n’est pas encore totalement pourri. Direction La Banque populaire, à quelques mètres de là. Je me rappelle y avoir acheté des Livres…alors pourquoi pas des Dollars ?

15h30, je me gare devant la banque. Il n’y a pas de file d’attente, je sens alors la fin de mon calvaire arriver…encore une fois je me fourvoie. La guichetière (n°2) me dit qu’il faut être client de la banque pour avoir droit au change. C’est honteux, je sais je devrais boycotter la banque…mais bon je pars à New York merde !, si j’étais contre le capitalisme je serais partir dans un blaid paumé en Afrique faire de l’humanitaire ! Je sors alors de mes lointains souvenir un compte jeune que j’avais là bas, mon tout premier compte…moment de nostalgie…alors tout sourire et sereine je lui demande de retrouver le numéro de compte jeune en question…oui mais en fait non ! La panne informatique annuelle est tombée pile aujourd’hui, donc impossible de retrouver le fameux numéro, qui aurait solutionné tout mes problèmes. Qui a dit que j’étais une poissarde ? 

Et là vous croyez tous que je vais abandonner, je vais remettre à plus tard l’achat de mes dollars (je fais des rimes en plus !)…Et bien c’est  mal me connaitre jeune  Jedi. Je décide d’aller en centre ville acheter mes dollars. C’est New York quand même, les states !! Ce sera dollars aujourd’hui, un point c’est tout !

16h, dans ma BX (bientôt voiture de collection…elle fera d’ailleurs bientôt l’objet d’un article), me voilà dans le centre ville de Grenoble, ou plutôt dans les bouchons de Grenoble.  Après trois queues de poissons et 5 dépassements  par la droite, je trouve une place et me gare en créneau avec ma BX (encore une fois on appréciera la performance). Je file à la Poste centrale, allez dans 10 minutes, j’ai mes dollars en poche…Et là vous avez devinez…oui exactement : je me suis fourvoyée !

16h37, je prends mon ticket de passage : n°164. Puis d’un geste lent, et réfléchi je dirige mon regard vers le sacro saint écran qui donne les numéros de passage et je vois écrit : 147… Je pleure presque, je sens le monde entier contre moi, même pas pris un bouquin, en plus vous avez remarquez dans les postes c’est pareil que dans les gares…que des gens louches. Je vais alors voir tous les cas de figures défiler devant moi, la grand-mère au coli, le jeune couple qui ouvre son compte commun (les cons !), le jeune étudiant à découvert (mon pote !), ect ect…Retentie alors cette sonnerie presque orgasmique, et s’affiche le numéro tant convoité (la femme qui était à côté de moi avait le 170…j’ai eu peur pour ma peau pendant un moment) et je me rends sereinement au guichet n°5, sourire aux lèvres. Là je m’attendais à ce qu’il me manque un papier, ou bien que le change ne soit pas possible pour cause de pause de la guichetière…encore une fois je me suis fourvoyée, tout s’est très bien passé.

17h18, je rentre à la maison…enfin presque ! Je me suis fourvoyée. Dollars en poche je rentre dans ma voiture, je mets déjà environ 5 minutes pour sortir de ma place de parking. Le grenoblois deviennent des rats dans les embouteillages. Je savais que le centre ville n’était pas facile d’accès à cette heure ci mais là quand même, nous sommes à l’arrêt depuis un moment…c’est louche ! J’aperçu, alors loin devant moi, une énorme banderole indiquant « Convoi exceptionnel »…poisse attitude ! Impossible de doubler, trop large…c’est comme si vous demandiez à Elie Semoun de passer devant Maïté dans un conduit d’aération, même avec le clignotant c’est impossible !

18h39, j’arrive chez moi, j’exhibe mes dollars et je pense au Ipod, aux converses, aux pairs de jeans, aux visites, à la statue de la liberté, aux spectacles sur Broadway…Ca en valait vraiment la peine, ya pas de doute!

Publié dans J'ai testé pour vous

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M 10/09/2008 15:24

Aie aie aie...
Moi aussi tiens, je vais faire de la pub sur facebook comme tu fais

Bonne idée tiens !!